Textes de la Lettre de Doyenné n°32
17 juin 2007
La lettre de
doyenné
Angoulême Estt
N° 32
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Sommaire
Editorial
• Notre amour a de la valeur pour quelquʼun
Préparation au mariage
• “ Bâtir une famille unie” 2
• Bilan de la journée de préparationau mariage + fiche 3
Partir en pèlerinage
• Notre-Dame de Belleveau 4
• Témoignages de pèlerins 5/6
• Pèlerinages du Diocèse 6
Échos
• E.A.P. du Doyenné 7
• Rappel Article 332 7
• Planète attitude 8
• Surf, Sites & Internet 8
Agenda et Infos 8
• Horaires des messes en été
• Théo-dyssée
• Actualité de vacances
• Formule d'abonnement 8
Édito
«NOTRE AMOUR A DE LA VALEUR POUR QUELQUʼUN»
Quʼest-ce qui me fait du bien ?
Lʼaspiration au bonheur est fondamentale pour chacun dʼentre nous. Il suffit dʼailleurs dʼinterroger des parents sur lʼorientation de leur enfant pour sʼattirer toujours la même réponse : « Vous savez,pour moi, le principal, cʼest que cela le rendeheureux ».Sagesse…Bien sûr dans la vie, il y a ces moments privilégiés qui semblent rimer avec bonheur : le mariage, les naissances, les grandes orientations de vie professionnelles ou autres,…et, pour ceux qui ont la joie dʼaccompagner ces moments là, cʼest aussi très vivifiant. Mais peut-on rester indéfiniment sur un petit nuage rose ? Comment ne pas constater que peu à peu le soufflet retombe, que la belle peinture sʼécaille, que ce qui allait de soi semble tout à coup presque du domaine de lʼimpossible, que nous nʼentendons plus que dʼune oreille et que notre oeil déforme ? Et tout cela arrive imperceptiblement et peut conduire à lʼécroulement total.. Mais la fin de lʼhistoire nʼest jamais écrite…
Aujourdʼhui, si nous pouvons dire aux futurs mariés que Dieu sʼengage au coeur même de leur amour, cʼest aussi le fruit de lʼexpérience.
• Cʼest parce que quelquʼun qui nous voulait du bien nous a proposé un jour une session CANA* que nous avons décidé de prendre cette semaine de vacances pour notre couple.
• Cʼest parce que, au cours de cette session, le Seigneur, par petites touches, nous a permis de relire notre histoire et dʼen revoir les plus beaux moments, que nous avons pu aussi regarder et nous dire les zones dʼombre sans fard et sans honte.
• Cʼest parce que le Seigneur est partie prenante de notre amour quʼil nous donne de voir et de comprendre lʼimportance de ces « petites choses » qui font du mal et que du coup, le pardon vrai, donné et reçu totalement devient possible.
Totalement rétablis dans la confiance en nous et en lʼautre, constatant que notre amour est renouvelé dans toutes ses dimensions, spirituelle comme physique, nous y avons reconnu la main du Seigneur.
En regardant cet instant de notre vie encore si présent 20 ans après, il est facile de voir ce qui nous a fait du bien :
Etre invités : notre amour avait de la valeur pour quelquʼun.
Vivre un temps autrement : notre manière de regarder, de rencontrer en était changée.
Se réconcilier et être réconciliés en pleine clarté.
Relire et reconnaître la source.
Le Seigneur a fait du bien à notre couple, mais cʼest à chacun quʼil veut du bien, quels que soient sa route et son état de vie. Des temps et des lieux où le Seigneur nous attend, il y en a pour tous les goûts, pour les célibataires ou les mariés, les exubérants ou les silencieux, les marcheurs ou les sédentaires… Acceptons de participer à ce courant
dʼamour, acceptons dʼêtre invité ou dʼêtre celui qui invite, de témoigner ou de recevoir le témoignage, de pleurer ou de consoler, dʼaccompagner ou de se laisser accompagner …
Prenons simplement le temps de chercher ce qui nous fait du bien, là où le Seigneur à aujourdʼhui quelque chose à faire éclore ou à reconstruire.
Stéphane et Chantal Dezaunay
* CANA : Sessions organisées pour les fiancés, par la communauté du Chemin Neuf.
Préparation au mariage
L'accompagnement des jeunes couples qui se préparent au mariage est donc un service d'Eglise important.
L'équipe qui l'assure est composée de 6 couples du doyenné. Elle se réunit une demi-douzaine de fois par an pour se préparer à cette mission: partage de textes, approfondissement sur le sens du mariage chrétien et préparation des rencontres avec les couples. Ces rencontres sont l'occasion d'approfondir la foi en couple, et de créer une vraie équipe.
Les jeunes couples sont invités à participer à une journée complète d'échanges autour du mariage. Le dialogue dans le couple, le langage du corps, le sens du mariage chrétien y sont abordés sans oublier un temps de prière et de
chants. Si la majorité d'entre eux sont baptisés, ils n'ont, le plus souvent, pas bénéficié de catéchèse et pas eu de contact avec l'Eglise depuis longtemps. Ils ont des idées préconçues sur l'Eglise et la religion et sont donc généralement inquiets en arrivant à cette journée. Ils ont en revanche une réelle attente de vérité, de profondeur et d'exigence. Ayant
tous plusieurs années de vie commune, nous pouvons plus facilement qu'avant nous appuyer sur leur expérience pour identifier leur attente lorsqu'ils demandent le mariage chrétien. Leur engagement dans le mariage, avec un grand respect mutuel, est réel malgré leur crainte objective de ne pas tenir dans la durée.
Leur souhait de bâtir une famille unie et de lutter pour un monde meilleur est grand. Une grande difficulté réside néanmoins dans le fait que ce genre de sujet de discussion est exceptionnel pour eux et qu'ils ne connaissent qu'extrêmement peu les textes de la bible. Une telle journée est en général très appréciée par ces jeunes mais peu osent dire qu'ils aimeraient poursuivre avec d'autres couples la discussion sur des thèmes religieux. Voyant le peu de connaissance de leur propre foi, une conférence leur est désormais proposée par le père Marc Prunier. Cette année c'est le thème du pardon qui a été retenu car il s'agit d'une réelle difficulté pour eux d'envisager de pardonner (hormis les fautes bénignes).
Marie et Pierre PITON,
équipe de doyenné de préparation au mariage
« Bâtir une famille unie… »
L'Eglise est la communauté des croyants. Ils sont plus nombreux à ne jamais mettre les pieds dans les églises qu'à militer fidèlement tous les dimanches voire plus... L'annonce et la transmission de la bonne nouvelle sont la première tâche de l'Eglise. Les moments privilégiés pour cette annonce sont bien sûr la messe du dimanche, mais aussi tous les moments un peu forts de la vie, moments où le matérialisme laisse une place à la
spiritualité (naissance, mariage, décès,...).
Les couples sont également reçus individuellement plusieurs fois par le prêtre qui
sera présent à leur mariage.
Ces rencontres sont l'occasion d'approfondir les questions de foi et pour les prêtres d'avoir un contact de proximité avec des paroissiens « éloignés». Il est également proposé aux jeunes couples de dialoguer avec un des couples de l'équipe de préparation au mariage pour les aider à définir leur projet de vie ou « lettre d'intention ». Ces rencontres facultatives sont encore l'occasion, personnalisée, d'échanges entre chrétiens, certains proches de « l'Eglise » et d'autres plus éloignés. Heureusement, la foi ne se mesure pas à la proximité avec les institutions mais à l'amour que l'on a pour Dieu, que l'on sache le nommer ou non.
Notre Eglise n'est plus majoritaire dans notre pays. Elle doit s'adapter à sa nouvelle fonction missionnaire et c'est sans doute un grand défi pour les années à venir. La mission est bénéfique tant à celui qui reçoit la bonne nouvelle qu'à celui qui l'apporte. En effet, la nouvelle est épurée au feu de la vie de ces chrétiens qui n'ont pas tous nos clichés, nos phrases toutes faites dans la tête. Ils en ont d'autres et la confrontation des deux cultures permet de faire émerger le message du Christ dans sa vérité et dans son originalité.
L'équipe de préparation au mariage remercie la communauté chrétienne du doyenné Est pour son soutien qu'elle sait réel. Nous avons toujours le sentiment d'être les représentants de la communauté et cela nous aide à porter
le message du Christ.
Sachez que nous avons beaucoup de chances de connaître la bible, d'avoir des pasteurs qui nous expliquent les textes, qui nous aident à vivre notre foi dans notre vie quotidienne. Nos frères qui ne profitent pas de ces avantages, qui leur sont proposés, se privent sans le savoir d'une grande aide et, du coup, vivent leur foi avec plus de difficulté, mais avec néanmoins de grandes richesses.
Photo : Christian Snell prise lors dʼune journée proposée aux futurs mariés à lʼabbaye de Bassac
Bilan de la journée de préparation au mariage
Bassac Janvier 2007
Que pensez-vous de cette journée ?
-Très agréable, bon moment, intéressant, constructif (autant dans la préparation pratique que spirituelle de
notre mariage)
-Les échanges avec dʼautres couples sont enrichissants pour la préparation de notre mariage.
- Donne les bases de réflexion sur le couple.
- Appréciable de discuter avec des personnes extérieures qui ont dʼautres idées et voir le lien quʼils ont avec leur Foi.
- Des réponses à nos questions.
- Cela nous a confortés dans lʼidée de nous marier
- Intéressant dʼaborder des sujets sur lesquels on nʼa pas lʼhabitude dʼéchanger ou bien de nous poser des questions quʼon ne se serait pasposé tout seul.
- Nécessaire car on ne prend pas le temps de la réflexion habituellement.
- Permet de “se poser ”pour réfléchir.
Quʼavez-vous aimé? (Accueil, échanges en groupes, choix des thèmes ...)
- Accueil chaleureux des couples, lʼorganisation.
- Les échanges avec les autres couples ; ça mʼa rassurée car je nʼétais pas la seule “novice” en religion.
- Le travail en petits groupes qui permet un meilleur échange.
- Le choix des thèmes.
- Le fait de pouvoir échanger avec dʼautres sur nos opinions et nos interrogations au sujet du mariage religieux.
- Beaucoup de dialogues (pas forcément sur la religion ...)
- Journée bien construite: le 1er temps aborde les thèmes qui nous questionnent le plus.
- La connaissance des intervenants. Lʼanimation qui nous a guidés pour nous aider à nous exprimer et à bien prendre conscience du mariage chrétien.
- Ouverture dʼesprit vis à vis des gens qui nʼont pas de croyance particulière.
- Apprendre lʼexpérience des autres couples.
- Discussions libres et sans crainte avec ouverture dʼesprit, sans jugement.
- Tout était réussi !
- Le repas très bien (3) sympathique.
Quʼest-ce qui vous a gêné ?
- Rien (18)
- Le froid dans la chapelle!
- Le chant, les prières vu mes convictions je me sentais déplacé
- Le fait de ne pas être baptisé.
- Manque de temps.
Cette rencontre a-t-elle répondu à vos attentes ? Si non, pourquoi ?
-Oui (23)
-Cela a permis dʼapprofondir les piliers qui pour moi étaient abstraits (2)
-Cela nous a permis de faire le point sur les raisons qui nous ont conduits à vouloir un mariage religieux.
-Oui, mes attentes étaient de continuer à réfléchir à notre engagement.
-Oui, en partie, à certaines de mes questions.
-Je sais ce quʼest un projet de vie maintenant.
-La vision des autres peut faire évoluer la nôtre.
Pouvez-vous indiquer une question ou un sujet que vous auriez aimé aborder?
-Non (17) car on a pu poser des questions en fin de journée.
-La sexualité dans le couple.
-Les enfants.
-Le déroulement de la cérémonie.
-Plus de temps pour nommer Dieu dans nos vies.
-Pour les non charentais, des adresses de DJ, traiteurs, conseils dʼorganisation ...
Aimeriez-vous prolonger lʼéchange avec dʼautres couples ?
- Oui quatre couples
...
Partir en pèlerinage
…Cʼest dʼabord quitter ses habitudes, pour trouver un sens à sa vie, se donner du temps pour reprendre sa vie en mains, pour regarder plus loin et plus haut, à la lumière de lʼÉvangile
…Cʼest aussi, comme Abraham (Genèse 12-1) partir sans savoir pourquoi mais partir parce que Dieu nous le demande.
…Cʼest enfin, trouver un lieu où ont vécu en vérité des hommes et des femmes qui comptent pour nous : Jésus, François, Bernadette…
Etre pèlerin
Le pèlerin progresse sur la route, il avance toujours, il prend courage dans l'effort de la marche.
Partir en pèlerinage, c'est d'abord prendre une décision : celle de se mettre en marche. Et nous savons bien qu'il ne s'agit pas simplement de faire une belle promenade dans la nature, mais que ce geste a un sens bien plus profond. Car l'on se met en route sur un
chemin, et ce chemin, c'est Quelqu'un. Parce que chaque homme recherche en lui ce qui peut réellement donner sens à sa vie, parce qu'il a soif de la Vérité qui pourra combler son coeur, il reconnaît avoir besoin de cheminer vers Celui qui le transcende.
Partir en pèlerinage, c'est aussi accepter de quitter sa maison, son confort, sa vie habituelle, et ainsi de se laisser conduire dans l'appauvrissement et l'humilité.
Sur le chemin se fait un apprentissage : on découvre ses limites et ses fragilités, on prend conscience que l'on laisse des choses derrière soi. Le pèlerin voit qu'en se tournant vers Dieu, il accepte de se laisser conduire par lui, s'en remettant à sa miséricorde.
Partir en pèlerinage, c'est enfin cheminer avec d'autres, et ainsi être entraîné à découvrir l'autre tel qu'il est et à l'accepter comme un frère aimé de Dieu. Il y a une dimension fraternelle entre tous ceux qui vont vers le même but, faite de partages où chacun apporte àl'autre sa propre expérience de Dieu.
Faire un pèlerinage, c'est donc être conduit vers une vie plus profonde avec le Christ, et redécouvrir le sens de sa vie : aimer.
Quelques extraits de la présentation du pèlerinage des étudiants de Chartres- Guy ROUGERIE
Tout le doyenné le 15 Août à N- D de BELLEVAU
Historique : un ermitage du VIème siècle sur la commune de SERS
Il est intéressant de rappeler le souvenir de l'antique ermitage de Bellevau dont la chapelle a été mise à jour grâce au dévouement zélé de M. l'abbé Petit, curé de Dignac. Cet ermitage, peu connu, situé non loin du château de Nanteuil, entre Dignac et Sers, dans la vallée de l'Echelle, mérite de retenir l'attention, car il est assurément l'un des plus vénérables de la région.Peu de renseignements nous sont parvenus sur son origine. L'abbé Nanglard, dans son Pouillé du diocèse, cite l'ermitage de Bellevau, dédié à Notre Dame, mais il ne fait allusion qu'à la fondation faite au XVIIe siècle par les religieux désirant y recréer la vie monastique. Seul, l'abbé Mondon, dansses" Notes historiques de la baronnie de Marthon en Angoumois", publiées en 1895, mentionne l'existence de cet ermitage et rappelle la vie des ermites et les pratique de ces anciens religieux vivant en
ces lieux. Dés le Ve siècle, des moines orientaux, vinrent fonder des ermitages où ils observaient les mêmes règles que celles prescrites en Orient.
Carte postale Retour de procession (1949)
Au cours du VI e siècle, ces lieux de prière et de recueillement ne cessèrent de se multiplier en Gaulle, en raison du nombre croissant d'adeptes désireux de vivre en réclusion. Nul doute que notre région, qui eut honneur decompter Saint Cybard parmi ses plus illustres reclus, n'ait connu le même engouement. Tout laisse supposer d'ailleurs que l'ermitage mérovingien de Bellevau ait été contemporain de celui de Saint Cybard d'Angoulême.
La vallée de l'Echelle, avec ses grottes et ses excavations de rochers offrait un site de prédilection à ces personnes soucieuses de vivre dans la solitude, loin des regards, afin de mieux se consacrer à Dieu. A Bellevau, comme dans la plupart des ermitages, les moines vivaient à la fois de la vie commune et de la vie solitaire. A flanc de coteau, la chapelle qui pouvait contenir un nombre élevé de religieux.
La chapelle monolithe
Sans l'heureuse initiative de M. l'abbé Petit, curé de Dignac, cette chapelle aurait vraisemblablement disparu de nos souvenirs. Celle-ci a non seulement retrouvé son ancienne destination, mais encore,dans les années 1950, elle est devenue un lieu de pèlerinage consacré à la Vierge.
Elle se trouve prés d'une fontaine dont les eaux avaient depuis longtemps la propriété de guérir les enfants malades. Sa forme est celle d'un triangle dont les cotés mesurent environ 15 mètres.
Deux ouvertures y donnent accès. La pierre de l'autel a conservé son ancien emplacement. Au fond de la chapelle, on découvre un souterrain aujourd'hui bouché, et, dans la voûte, un orifice percé à même le rocher correspond avec l'extérieur.
Aucune sculpture mérovingienne n'apparaît dans cette austère chapelle. Sur le seul pilier de soutènement de la voûte apparaissent des motifs de décoration romane. Ces sculptures prouvent qu'à l'époque romane, la vie des ermites de Bellevau se poursuivait encore. Au XVIIe siècle, trois religieux tentent de recréer la vie monastique à Bellevau, et
restaurent l'ermitage.
En 1647, Jean de Bastiane, Michel Sauveur et Jean Chollet agrandissent la chapelle en y adjoignant une construction renfermant le nouvel autel, de telle sorte que l'ancienne chapelle servait de nef. Cette fondation ne fut qu'éphémère, car privé de ressources et de sujets, l'ermitage de Bellevau fut de nouveau abandonné peu de temps après. Quelles qu'aient été les vicissitudes de cet ermitage, on ne peut manquer d'être frappé par sa longue existence au cours des âges, si l'on en juge par l'empreinte des pas des religieux dans le rocher. Se frayant un passage dans le roc, les moines accédaient péniblement à l'étage supérieur où se trouvaient les cellules. Celles-ci, fort nombreuses, s'étalant le long de la vallée, prouvent l'importance de l'ermitage de Bellevau.
On y découvre de nombreuses ouvertures percées dans le rocher et, afin de se protéger des eaux de pluie, les religieux avaient entaillé les rebords de leurs cellules afin que les eaux soient rejetées sur les cotés. Trois excavations rondes creusées dans le rocher servaient à la conservation des grains, nourriture nécessaire à leur subsistance. La fontaine les alimentait en eau et un étang proche leur servait de vivier.
On rencontre à Bellevau, les éléments qui constitueront plus tard les cloîtres. Sous l'influence grandissante de
Cluny, les religieux devaient être de plus en plus attirés vers ces monastères bénédictins, grand centres de la vie
monastique au moyen âge. Tout ce passé que nous retrouvons, à peine altéré à Bellevau, constitue des témoignages bien émouvants de cette vie érémitique qui connut tant d'adeptes dès le début de la chrétienté, et dont Saint Cybard fut l'un des plus glorieux représentants.
Transmis par Guy DEFONTAINE
INFO 15 août 2007
Une marche est proposée pour les volontaires depuis GARAT avec regroupement devant lʼéglise à 8 heures, marche de 9 kms en direction de Notre Dame de Bellevau (guide : G. Defontaine). Arrivée prévue vers 10h15, avant la messe de 10h30. Détails à voir dans les infos paroissiales.
Témoignages de pèlerins
Bellevau
Marthe Lhomme, 90 ans, veuve depuis 41 ans, est fidèle à son petit pèlerinage où elle va depuis plusieurs décennies. "Bellevau, c'est reposant, çapermet de réfléchir à ce qui s'est passé à travers les âges. Bellevau, c'est apaisant et renforce ma foi et ça me donne la force d'aller au bout du chemin. Bellevau, c'est chaleureux, la rencontre et les retrouvailles avec des gens que l'on ne voit passouvent. C'est uneréponse à un besoin de méditation et de ressourcement. Pour moi, c'est aussi un partage de souvenirs et le partage d'un repas en toute convivialité. Un temps d'amitié".
St Jacques de Compostelle
Daniel et Marie -Thé Guillon, de Garat,ont entrepris ce pèlerinage en deux étapes, à cheval et sur deux années. En 2006, ils ont faits Garat - St JeanPied de Port . "Un projet de couple pour se désencombrer et se prouver à soi même que l'on peut vivre avec peu
de choses". Yvon et Yvonne Neaux ont, eux, choisi de faire le voyage à vélo, tout comme Anne Marie Ehlen et sa fille Véronique. les premiers sont partis de Ruelle, les seconds de
Bouëx.. Pour Anne Marie: "une aventure humaine et spirituelle, une recherche, une rupture du monde où nous vivons, une méditation. Un face à face avec soi-même." Paulette Verquin de Garat a fait le pèlerinage en 2006, seule et d'untrait : "formée par la religion, mon idée est née à St Malo, il y a 16 ans, un défi à moi-même sur un itinéraire magique".
Transmis par Guy DEFONTAINE et Jacques CAZE
Rocamadour:
400 jeunes collégiens des aumôneries de Charente ont marché vers Rocamadour:
23 jeunes de notre doyenné Angoulême Est ont participé à ce pélé pendant les 3 premiers jours de vacances de Pâques. Pour la plupart, cʼétait la première fois quʼils vivaient un temps fort de ce genre, puisque lʼinvitation allait jusquʼaux 6èmes et 5èmes (ce qui nʼétait pas le cas pour les pélés à Lourdes des années passées).
. Comment ces jeunes ont vécu cette expérience, quʼest-ce qui les a marqués ?
Voici lʼécho de quelques uns du collège Norbert Casteret, de RUELLE (Ils étaient 8):
Julie (6ème) donne une vision panoramique des 3 jours :
« Samedi 14 avril :
Pour le départ, on sʼest retrouvé sous les arbres aux sources de la Touvre. On a fait connaissance avec tout le monde et on nous a donné nos bâtons de pèlerin. Dans le bus en route vers Martel (à 25 kms de Rocamadour) on nous a distribué des carnets de chants. Après le pique-nique, on a marché puis on a dormi dans un gymnase.
Dimanche 15 :
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