Echo EAP 24 mai 07

Publié le par lettre de doyenné

...de lʼEAP de Doyenné (24 mai 2007)

 

 

Réflexions sur la fraternité du Doyenné
avec la paroisse de Fara.

Un peu dʼhistoire…

En 1986, lʼévêque a contacté Ruelle pour un jumelage avec Fara, nouvelle paroisse, alors que dʼautres jumelages étaient nés dans le diocèse. Cette année-là, visite du curé de Fara (le P. Edouard).

« Les Riffauds » se sont plus particulièrement investis dans ce jumelage. Les besoins de la paroisse de Fara ont été exprimé. Une aide financière a été apportée. Une chaine de

solidarité se noue avec Fara (colis de médicaments, vêtements et nourriture). Dans les années suivantes, le jumelage a été étendu aux paroisses voisines : Vars, Soyaux, LʼIsle dʼEspagnac… Avec plus ou moins dʼimportance alors que le doyenné était encore en

construction.

 

Depuis 1986 : liens de courriers, réceptions, visites…entretenus particulièrement par Les Riffauds.

A Soyaux, lʼarrivée de Justin en septembre 1999 a fait évoluer les choses. La fraternité tente alors de prendre la dimension du doyenné.

Dans les années 90/92, le P. Edouard est revenu avec le curé de Fara (le P. Marcel).

Les Fraternités font partie de la Coopération Missionnaire. Or les Fraternités ont parfois eut tendance à glisser du côté de lʼaide matérielle plus que du côté de lʼéchange spirituel, chrétien et fraternel. Il nous faut certainement progresser dans ce sens là, dans un échange pastoral.

 

Quels liens actuels et les enjeux pour notre doyenné et

nos communautés

 

A lʼheure actuelle, on trouve des confusions entre la fraternité avec Fara, les liens avec Justin (Koudougou) et lʼassociation des Ambulances pour le Burkina Faso. Importance des échanges fraternels et amicaux entre les paroisses françaises et burkinabaises.

Il existe aussi des liens spirituels entre les paroisses (échange dʼintentions de prières, temps de prière…)

Aujourdʼhui, il existe un lien matériel entre les paroisses (aide à un orphelinat, livres pour la scolarisation…)

Sʼil ne faut pas exclure totalement lʼaide matérielle, il est nécessaire de se poser des questions sur ce type dʼaide et sur sa pertinence : eux-mêmes ont les compétences pour

développer des systèmes de santé, des compétences dʼingénierie, de développement économique et commercial…

Quels liens entre les Fraternités et des associations dʼaide au développement ? La Coopération Missionnaire, le CCFD, lʼAFDI ont des pistes et des réseaux qui pourraient

certainement être exploités.

 

Quels échanges dʼEglise à Eglise ?

 

Le matériel et le spirituel, pour les Africains, ne sont pas forcément dissociables.

Il faut faire attention aux schémas que lʼon induit chez les Africains (le rêve européen, la conquête de lʼargent en Europe,…). Ex des JMJ en 2005.

Quelle ouverture aussi pour nous sur les questions du

dialogue et des échanges Nord/Sud, au niveau

international ?

 

A propos des médicaments : un art. de La Croix (5/01/2007) disait que les dons en médicaments font plus de tort que de bien.

 

Il faut dissocier lʼurgence et les causes de la pauvreté. Ces aides nous imposent de nous engager nous-mêmes dans la compréhension de la situation, des causes, des recherches dʼautres partenaires, dans un dialogue fraternel véritable.

 

Quelques points d'attention pour les mois à venir:

 

Il y a actuellement plusieurs groupes ( Les Riffauds, Soyaux, ...) en lien avec la même paroisse (Fara). Il faut que ces groupes se mettent à travailler ensemble, qu'ils s'ouvrent sur l'ensemble de notre doyenné à ce partenariat.

De la même façon, la Fraternité peut ouvrir les communautés chrétiennes de notre doyenné à la vie de l'Eglise du Burkina.

 

Quelques objectifs:

- se retrouver 4 fois dans l'année

- communiquer à l'ensemble des communautés paroissiales ce qui se vit au Bukina

- Favoriser davantage les échanges "pastoraux" entre nos communautés

- inviter à des réflexions plus larges (causes de la puvreté, accès à la santé, codéveloppement...).

Une journée diocésaine des Fraternités est prévue le 15 septembre, 10h, Maison Diocésaine.

 

transmis par Benoît LECOMTE

 

 

 

Photo Jean Maillard: à gauche le Père Édouard Sawadogo et 3/11 catéchistes de Fara.

 

 

 

 

 

 

Article 332 du synode 2005

 

« Que les catholiques de Charente soient invités à vivre en communion et en

coopération avec les autres Églises dans le monde. Pour que cela se réalise, il est

nécessaire quʼune place particulière soit donnée sur chaque doyenné à la pédagogie de la Coopération Missionnaire.

Forts de nos relations fraternelles avec des Eglises dʼautres continents (du Burkina Faso, de la Guinée,

du Pérou, du Vietnam, de la Corée…) et de lʼaccueil des chrétiens étrangers sur notre terre, nous ferons

lʼapprentissage du caractère universel de la mission chrétienne.

Le synode demande de reconnaître la part active des chrétiens étrangers présents dans nos paroisses pour

un enrichissement mutuel.

On n'hésitera pas à mettre en relation les étrangers rencontrés avec la pastorale des migrants. » /.

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