LdD n°34 - ECHOS D'ECCLESIA 2007

Publié le par lettre de doyenné

ECCLESIA 2007

 

 

Souvent, les grands rassemblements font du bien : on se sent moins seul, on vibre au rythme de l’Eglise, et on en profite pour se ressourcer spirituellement.

Ce qui m’a impressionné lors de rassemblement Ecclésia 2007, c’est que les 7000 participants n’étaient pas venus d’abord pour leur propre ressourcement personnel, mais animés d’un élan missionnaire : tous étaient là avec le souci de faire résonner la Parole autour d’eux !

Cette Parole de Dieu, c’est bien elle qui a été au cœur de notre rassemblement. Une Parole déjà à l’œuvre dans l’Eglise et dans le cœur de nos contemporains. A nous d’avoir un regard bienveillant à l’égard de notre monde, un regard capable de voir Dieu déjà à l’œuvre !

Benoît Lecomte


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C'est tout à fait dans l'inconnu que je suis partie à Ecclésia 2007, invitée avec Laure et le Père Benoît Leconte à représenter notre doyenné. Je ne suis pas une spécialiste de la catéchèse et je partais pour un congrès. J'en suis revenue comme d'une retraite, complètement enthousiaste et renouvelée. 

Tout d'abord, une organisation, une logistique, des moyens audiovisuels < bluffants > pour une assemblée de 7500 personnes. Quand l’Eglise veut se donner des moyens, c’est impressionnant !

Le peuple de Dieu, évêques, prêtres et laïcs, ensemble, c'est l'Eglise vivante, joyeuse, debout en marche. L'église d'aujourd'hui, dans le monde d’aujourd’hui, pour servir la parole très vivante et qui s’adresse à tous et à chaque instant de la vie. Cela déborde largement l’idée que je me faisais de la catéchèse.

«Dieu qui est invisible, s'adresse aux hommes comme à des amis et converse avec eux pour les inviter à entrer en communion avec lui et à les recevoir en cette communion. »

Des exposés, des conférences magistrales d’une grande richesse, des forums ou nous avons pu échanger avec des chrétiens d’autres diocèses, expériences à partager.

Enfin, un ressourcement spirituel avec la découverte de la lectio divina et de la mystagogie (pour moi, auparavant, mots barbares du sérail) mais qui m'ont profondément touchée, cette parole vivante qui émerge du texte écrit et devient rencontre vitale, cette relecture, cet approfondissement de la célébration du sacrement, comme j'aimerais que nous puissions l'expérimenter dans nos paroisses.

En tant que « frère aîné » dans la foi, je me sens redevable envers tous d’avoir pu participer à Ecclésia et je suis prête à communiquer et à partager avec vous ce que j’ai vécu.

Merci au doyenné de m’avoir permis de vivre ce temps fort d’Eglise.

                                                                                                         Bernadette Guimard 

                                                                   ( Ruelle )

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« Le semeur est sorti pour semer

Il a pris le chemin de nos cœurs

Rien n’arrêtera son geste

La moisson de l’amour

Nous attend chaque jour »

 

Ce refrain a rythmé les 3 jours d’Ecclésia et continue à raisonner dans ma tête et dans mon cœur… Il a donné le ton de ce congrès qui invitait indiscutablement à un déplacement. A l’encontre d’une interprétation comme « imprimée » dans la pâte catholique depuis des lustres, ce n’est pas la responsabilité du Semeur qui me revient car il n’y a qu’un seul Semeur, un seul Maître et Seigneur, le Christ lui-même. Comme chacun baptisé, je suis simplement invitée à la moisson, et la moisson est abondante à qui sait accueillir et reconnaître : Accueillir mon frère en humanité, accueillir ce qu’il est et ce qu’il vit, accueillir le don de la grâce en lui; reconnaître Jésus comme Christ et Seigneur, reconnaître que l’Esprit me précède dans ce frère et qu’Il est déjà à l’œuvre…

 

A côté de celui qu’il m’est donné d’accompagner pour un temps, je suis invitée à me situer comme « aînée dans la foi » et à cheminer à son rythme. Je ne suis qu’un « passeur dans la foi » et je dois m’en remettre au Christ, pédagogue incomparable; me conformer à lui, me laisser habiter de sa douce autorité - bonté, gratuité, exigence - et par une méditation assidue des Ecritures, laisser vivre et grandir en moi le Maître intérieur.

Enfin, comme sur le chemin d’Emmaüs, viendra le moment de m’effacer pour que mon compagnon de route devienne pleinement libre de chanter son Magnificat.

 

Au fil des enseignements, des forums, des expériences spirituelles qui ont composé la trame riche et serrée de ce congrès, je découvre qu’être « aînée dans la foi » serait comme un art de vivre qui m ‘engagerait à me déplacer dans le monde de mon prochain, autre, le laisser m’enrichir de lui-même, et lui donner peu à peu à « goûter » ma foi, la foi de l’Eglise, la foi au Dieu des chrétiens Père, Fils et Esprit.

 

                                                                                                                  Laure Lamas 
                                                                                                                 (Soyaux)

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