LdD n°34 - ANGERS, temps de formation pour les jeunes...

Publié le par lettre de doyenné

ANGERS 2007

      Défis de la société… défi de l’Evangile.

S’initier à la pensée sociale de l’Eglise et découvrir le trésor caché au cœur des Evangiles, tels étaient les objectifs de la session proposée aux jeunes, 20-30 ans par le service pour les questions familiales et sociales de la Conférence des évêques de France en partenariat avec des mouvements et services d’Eglise les 20 et 21 octobre derniers.

Pensée sociale : de quoi s’agit-il ? 
            Parce que l’annonce de l’Evangile se fait au cœur du monde, l’Eglise cherche à éclairer les réalités de notre monde.

Les ateliers de cette session : 
Le dialogue interreligieux ; L’accueil de l’étranger ; L’engagement politique des chrétiens ; Le développement Nord Sud ; La construction européenne ; Église, libéralisme, économie ; Le travail, l’entreprise et les corps intermédiaires ; La gestion responsable de la création ; La guerre et la paix ; La famille.

 

Témoignages de participants de notre diocèse :

 

                                 « Ainsi donc, nous étions huit braves charentais rassemblés dans cette épreuve. Tous vaillants et prêts à faire face à cette approche de la pensée sociale de l’église… de notre église !!!

Parmi les dix ateliers proposés, j’ai choisi « le développement Nord Sud » et « la gestion responsable de la création ». Deux thèmes en cohérence très forte avec notre actualité environnementale et le Grenelle qui est en préparation.

Et ho stupéfaction !!! A la lecture d’un texte de quarante ans totalement inconnu du plus grand nombre d’étudiant et de moi-même : le texte encyclique du Pape Paul VI « Populorum Progressio » du 26 mars 1967. Cette « circulaire », qui ne semble pourtant pas avoir circulé entre toutes les mains catholiques, est brûlante d’actualité. J’invite donc ceux qui ne la connaissent pas à la lire. A titre de mise en bouche, voici un extrait : « La technocratie de demain peut engendrer des maux non moins redoutables que le libéralisme d’hier. Economie et technique n’ont de sens que par l’homme qu’elles doivent servir. Et l’homme n’est vraiment homme que dans la mesure où, maître de ses actions et juge de leur valeur, il est lui-même auteur de son progrès, en conformité avec la nature que lui a donné son Créateur et dont il assume librement les possibilités et les exigences. Le développement intégral de l’homme ne peut aller sans le développement solidaire de l’humanité. »

A l’heure ou bien des gens cherchent une parole contemporaine pour les guider dans notre société assourdissante, j’ai comme l’impression que cela fait déjà des années que nous passons à coté des paroles de sagesse de ceux qui ont pris pour mission de « relever » l’Homme et de guider l’humanité vers l’éveil !!! »

 

Alexandre Cron

 

                                   « Il y a des thèmes dont on parle en paroisse, en aumônerie, entre nous, il y a des valeurs dont on a l’intuition :l’Eglise les défend, les portent. Ce week-end a été l’occasion de faire la connaissance de quelques extraits de textes officiels  qui donnent les grands principes de la pensée sociale de l’Eglise tels que la dignité et la liberté de la personne humaine, le principe du bien commun et de la destination universelle des biens….

Ces deux jours nous ont permis de nous reposer la question en filigrane « Qu’est-ce que ça apporte de plus d’être chrétien ? Est-ce que de défendre les valeurs humanistes ça ne suffit pas ? » Le témoignage d’un jeune homme de 31 ans, engagé en politique, nous disait que certains s’investissent pleinement en politique ou dans leur entreprise mais le jour où ça ne marche pas ils perdent tout, ils ne sont plus rien, alors que lui savait que son engagement était une conséquence de sa foi et que, si un jour la politique ne marchait plus, si un jour il perdait tout, il lui resterait toujours la foi et la certitude que Dieu est avec lui et qu’il vaut plus que cet engagement. »

Pascale Delcourt



                                    « Parole de Dieu et parole sur Dieu, l’Evangile est aussi une parole sur l’homme et sur la société. Aussi, tout en respectant l’autonomie des réalités terrestres affirmées au concile Vatican II (constitution « Gaudium et Spes »), l’Eglise a toujours considéré comme partie intégrante de sa mission d’affirmer les valeurs qui permettent à notre société d’être humaine et équitable. »
 
                                                                                        Mgr Jean-Charles Descubes, 
                                                                                        Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, avant-propos.

 

 

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