Pèlerinage

Publié le par lettre de doyenné

Partir en pèlerinage

 

…C'est d'abord quitter ses habitudes, pour trouver un sens à sa vie, se donner du temps pour reprendre sa vie en mains, pour regarder plus loin et plus haut, à la lumière de lʼÉvangile

…C'est aussi, comme Abraham (Genèse 12-1) partir sans savoir pourquoi mais partir parce que Dieu nous le demande.

…C'est enfin, trouver un lieu où ont vécu en vérité des hommes et des femmes qui comptent pour nous : Jésus, François, Bernadette…

 

Etre pèlerin

Le pèlerin progresse sur la route, il avance toujours, il prend courage dans l'effort de la marche.

Partir en pèlerinage, c'est d'abord prendre une décision : celle de se mettre en marche. Et nous savons bien qu'il ne s'agit pas simplement de faire une belle promenade dans la nature, mais que ce geste a un sens bien plus profond. Car l'on se met en route sur un

chemin, et ce chemin, c'est Quelqu'un. Parce que chaque homme recherche en lui ce qui peut réellement donner sens à sa vie, parce qu'il a soif de la Vérité qui pourra combler son coeur, il reconnaît avoir besoin de cheminer vers Celui qui le transcende.

Partir en pèlerinage, c'est aussi accepter de quitter sa maison, son confort, sa vie habituelle, et ainsi de se laisser conduire dans l'appauvrissement et l'humilité.

Sur le chemin se fait un apprentissage : on découvre ses limites et ses fragilités, on prend conscience que l'on laisse des choses derrière soi. Le pèlerin voit qu'en se tournant vers Dieu, il accepte de se laisser conduire par lui, s'en remettant à sa miséricorde.

Partir en pèlerinage, c'est enfin cheminer avec d'autres, et ainsi être entraîné à découvrir l'autre tel qu'il est et à l'accepter comme un frère aimé de Dieu. Il y a une dimension fraternelle entre tous ceux qui vont vers le même but, faite de partages où chacun apporte àl'autre sa propre expérience de Dieu.

Faire un pèlerinage, c'est donc être conduit vers une vie plus profonde avec le Christ, et redécouvrir le sens de sa vie : aimer.

 

                                                Quelques extraits de la présentation du pèlerinage des étudiants de Chartres- Guy ROUGERIE

 

 

Tout le doyenné le 15 Août à N- D de BELLEVAU

 

Historique : un ermitage du VIème siècle sur la commune de SERS

 

Il est intéressant de rappeler le souvenir de l'antique ermitage de Bellevau dont la chapelle a été mise à jour grâce au dévouement zélé de M. l'abbé Petit, curé de Dignac. Cet ermitage, peu connu, situé non loin du château de Nanteuil, entre Dignac et Sers, dans la vallée de l'Echelle, mérite de retenir l'attention, car il est assurément l'un des plus vénérables de la région.Peu de renseignements nous sont parvenus sur son origine. L'abbé Nanglard, dans son Pouillé du diocèse, cite l'ermitage de Bellevau, dédié à Notre Dame, mais il ne fait allusion qu'à la fondation faite au XVIIe siècle par les religieux désirant y recréer la vie monastique. Seul, l'abbé Mondon, dansses" Notes historiques de la baronnie de Marthon en Angoumois", publiées en 1895, mentionne l'existence de cet ermitage et rappelle la vie des ermites et les pratique de ces anciens religieux vivant en ces lieux. Dés le Ve siècle, des moines orientaux, vinrent fonder des ermitages où ils observaient les mêmes règles que celles prescrites en Orient.

 
                    
Au cours du VI e siècle, ces lieux de prière et de recueillement ne cessèrent de se multiplier en Gaulle, en raison du nombre croissant d'adeptes désireux de vivre en réclusion. Nul doute que notre région, qui eut honneur decompter Saint Cybard parmi ses plus illustres reclus, n'ait connu le même engouement. Tout laisse supposer d'ailleurs que l'ermitage mérovingien de Bellevau ait été contemporain de celui de Saint Cybard d'Angoulême.

La vallée de l'Echelle, avec ses grottes et ses excavations de rochers offrait un site de prédilection à ces personnes soucieuses de vivre dans la solitude, loin des regards, afin de mieux se consacrer à Dieu. A Bellevau, comme dans la plupart des ermitages, les moines vivaient à la fois de la vie commune et de la vie solitaire. A flanc de coteau, la chapelle qui pouvait contenir un nombre élevé de religieux.

 

 

La chapelle monolithe

 

Sans l'heureuse initiative de M. l'abbé Petit, curé de Dignac, cette chapelle aurait vraisemblablement disparu de nos souvenirs. Celle-ci a non seulement retrouvé son ancienne destination, mais encore,dans les années 1950, elle est devenue un lieu de pèlerinage consacré à la Vierge.

Elle se trouve prés d'une fontaine dont les eaux avaient depuis longtemps la propriété de guérir les enfants malades. Sa forme est celle d'un triangle dont les cotés mesurent environ 15 mètres.

Deux ouvertures y donnent accès. La pierre de l'autel a conservé son ancien emplacement. Au fond de la chapelle, on découvre un souterrain aujourd'hui bouché, et, dans la voûte, un orifice percé à même le rocher correspond avec l'extérieur.

Aucune sculpture mérovingienne n'apparaît dans cette austère chapelle. Sur le seul pilier de soutènement de la voûte apparaissent des motifs de décoration romane. Ces sculptures prouvent qu'à l'époque romane, la vie des ermites de Bellevau se poursuivait encore. Au XVIIe siècle, trois religieux tentent de recréer la vie monastique à Bellevau, et

restaurent l'ermitage.

En 1647, Jean de Bastiane, Michel Sauveur et Jean Chollet agrandissent la chapelle en y adjoignant une construction renfermant le nouvel autel, de telle sorte que l'ancienne chapelle servait de nef. Cette fondation ne fut qu'éphémère, car privé de ressources et de sujets, l'ermitage de Bellevau fut de nouveau abandonné peu de temps après. Quelles qu'aient été les vicissitudes de cet ermitage, on ne peut manquer d'être frappé par sa longue existence au cours des âges, si l'on en juge par l'empreinte des pas des religieux dans le rocher. Se frayant un passage dans le roc, les moines accédaient péniblement à l'étage supérieur où se trouvaient les cellules. Celles-ci, fort nombreuses, s'étalant le long de la vallée, prouvent l'importance de l'ermitage de Bellevau.

On y découvre de nombreuses ouvertures percées dans le rocher et, afin de se protéger des eaux de pluie, les religieux avaient entaillé les rebords de leurs cellules afin que les eaux soient rejetées sur les cotés. Trois excavations rondes creusées dans le rocher servaient à la conservation des grains, nourriture nécessaire à leur subsistance. La fontaine les alimentait en eau et un étang proche leur servait de vivier. On rencontre à Bellevau, les éléments qui constitueront plus tard les cloîtres. Sous l'influence grandissante de Cluny, les religieux devaient être de plus en plus attirés vers ces monastères bénédictins, grand centres de la vie monastique au moyen âge. Tout ce passé que nous retrouvons, à peine altéré à Bellevau, constitue des témoignages bien émouvants de cette vie érémitique qui connut tant d'adeptes dès le début de la chrétienté, et dont Saint Cybard fut l'un des plus glorieux représentants.

                                                                                                                                                             Transmis par Guy DEFONTAINE

 

INFO 15 août 2007

Une marche est proposée pour les volontaires depuis GARAT avec regroupement devant lʼéglise à 8 heures, marche de 9 kms en direction de Notre Dame de Bellevau (guide : G. Defontaine). Arrivée prévue vers 10h15, avant la messe de 10h30. Détails à voir dans les infos paroissiales.

 

 

Témoignages de pèlerins

Bellevau

 

Marthe Lhomme, 90 ans, veuve depuis 41 ans, est fidèle à son petit pèlerinage où elle va depuis plusieurs décennies. "Bellevau, c'est reposant, çapermet de réfléchir à ce qui s'est passé à travers les âges. Bellevau, c'est apaisant et renforce ma foi et ça me donne la force d'aller au bout du chemin. Bellevau, c'est chaleureux, la rencontre et les retrouvailles avec des gens que l'on ne voit passouvent. C'est uneréponse à un besoin de méditation et de ressourcement. Pour moi, c'est aussi un partage de souvenirs et le partage d'un repas en toute convivialité. Un temps d'amitié".

 

 

St Jacques de Compostelle

 

Daniel et Marie -Thé Guillon, de Garat, ont entrepris ce pèlerinage en deux étapes, à cheval et sur deux années. En 2006, ils ont faits Garat - St JeanPied de Port . "Un projet de couple pour se désencombrer et se prouver à soi même que l'on peut vivre avec peude choses". Yvon et Yvonne Neaux ont, eux, choisi de faire le voyage à vélo, tout comme Anne Marie Ehlen et sa fille Véronique. les premiers sont partis de Ruelle, les seconds de Bouëx.. Pour Anne Marie: "une aventure humaine et spirituelle, une recherche, une rupture du monde où nous vivons, une méditation. Un face à face avec soi-même." Paulette Verquin de Garat a fait le pèlerinage en 2006, seule et d'untrait : "formée par la religion, mon idée est née à St Malo, il y a 16 ans, un défi à moi-même sur un itinéraire magique".

 

                                                                                                                           Transmis par Guy DEFONTAINE et Jacques CAZE

 

 

Rocamadour:                                                                                                                                                                     400 jeunes collégiens des aumôneries de Charente ont marché vers Rocamadour:

        23 jeunes de notre doyenné Angoulême Est ont participé à ce pélé pendant les 3 premiers jours de vacances de Pâques. Pour la plupart, cʼétait la première fois quʼils vivaient un temps fort de ce genre, puisque lʼinvitation allait jusquʼaux 6èmes et 5èmes (ce qui nʼétait pas le cas pour les pélés à Lourdes des années passées).

 

        . Comment ces jeunes ont vécu cette expérience, qu'est-ce qui les a marqués ?

Voici l'écho de quelques uns du collège Norbert Casteret, de RUELLE (Ils étaient 8):

Julie (6ème) donne une vision panoramique des 3 jours :

« Samedi 14 avril :

Pour le départ, on sʼest retrouvé sous les arbres aux sources de la Touvre. On a fait connaissance avec tout le monde et on nous a donné nos bâtons de pèlerin. Dans le bus en route vers Martel (à 25 kms de Rocamadour) on nous a distribué des carnets de chants. Après le pique-nique, on a marché puis on a dormi dans un gymnase.

Dimanche 15 :

On a encore marché (ça commençait à devenir un peu fatigant !). Quelque fois, on sʼest arrêté pour faire des jeux ou reprendre notre souffle. Le soir, on est arrivé à Rocamadour et des musiciens chantaient des airs que lʼon avait appris pendant la visite. Nous nous sommes couchés très tard.

Lundi 16 :

Il y avait un grand rassemblement dans la basilique de la Vierge noire. Nous avons fait une belle messe. Jʼai ressenti la présence de Jésus.

Le paysage était magnifique Jʼétais très surprise de voir que la ville est taillée dans la roche, à même la colline. Il y a même eu un lâcher de ballons. Le retour jusquʼà Touvre fut très joyeux. Je suis rentrée chez moi la tête pleine de souvenirs agréables, jʼemmènerai un jour mes parents à Rocamadour.»

Romain (6ème) écrit plus prosaïquement :

« Cʼest la première fois que je partais en pèlerinage. Jʼai trouvé le paysage que nous avons traversé très beau et les jeux très sympas. La soirée du dimanche en musique était formidable, malgré la fatigue. Je suis content car jʼai sympathisé avec des garçons plus âgés de lʼaumônerie. Mais jʼai aussi été très content de rentrer chez moi et de dormir dans mon lit !! » 

          . Voici quelques autres impressions glanées dans un échange :

Romain (4ème) : « Le côté festif, joyeux, pas ennuyeux mʼa beaucoup plu, notamment la veillée en musique et en plein air en dessous de Rocamadour illuminé ».

Sébastien (4ème) : « Le côté effort physique, la marche, ça vaut le coup. Jʼai découvert aussi ce que cʼest la foi. Je désire revivre un temps comme ça ».

Julie dit que nos groupes de marche lui font penser aux marches de Jésus avec ses disciples en Palestine.

 

          . Questions à tous : Le fait d'être allé à Rocamadour a-t-il changé quelque chose dans votre vie au collège ?

Réponse commune :

« On se connaît mieux, on fait plus attention les uns aux autres, on parle davantage ensemble ».

Romain, Anthony et Julie qui vont bientôt faire leur profession de foi ajoutent :

 « On ne pensait pas que lʼon serait autant de jeunes ensemble. On a appris des choses nouvelles. Les autres qui vont faire avec nous leur profession de foi mais qui ne sont pas venus à Rocamadour, ça leur manquera… ». //////.

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Publié dans Dossiers

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