Etude sur "GAUDIUM et SPES"

Publié le par lettre de doyenné


Réflexions après l’étude 
de la Constitution «  GAUDIUM et SPES »

 

Quinze personnes se sont réunies à Soyaux autour du père Benoît pendant cinq réunions. Ce texte écrit en français a été voté en 1965 (Concile Vatican II). Il aborde la dignité de l’homme, la communauté humaine, l’activité humaine dans l’univers et le rôle de l’Eglise dans le monde de ce temps.

Ce texte s’adresse non seulement aux chrétiens mais aussi à tous les hommes : prendre conscience de la grandeur de l’homme dans ses  capacités : toute vie doit être respectée. On ne juge pas la personne sur ses actes. La conscience aveuglée : on ne voit plus le mal, mais la conscience même égarée ne perd pas sa dignité ; le péché peut faire perdre la dignité de l’homme. L’amour de Dieu est inséparable de l’amour du prochain, notre salut se fera avec les autres ; on ne travaille pas seul au Royaume de Dieu, mais avec les autres. Être chrétien ne se joue pas sur des valeurs matérielles : être sacrement de la rencontre de Dieu avec l’homme.

Ce qui m’a paru important à retenir :

-         la responsabilité des croyants dans l’athéisme quand ils voilent le visage de Dieu au lieu de le révéler.

-         Le péché, abus de liberté par rapport à Dieu, c’est passer à côté de l’amour, c’est rompre l’harmonie avec Dieu.

-         La valorisation de l’homme : il ne se connaît pas vraiment, il se découvre, c’est un mystère pour lui-même.

-         La conscience : une voix qui nous appelle à aimer, qui fait grandir l’homme.

-         Servir Dieu rend l’homme libre.

-         Plus on connaît quelqu’un, plus nous nous dévoilons à lui, plus nous gagnons en liberté.

-         Le pardon entraîne le pardon ; avec le pardon, je m’élève, j’élève le monde.

-         La ressemblance existe entre l’union des personnes divines et celle des fils de Dieu dans la vérité et l’amour.

-         Les laïcs ont un rôle : pas seulement d’animation chrétienne du monde mais aussi d’être en toute circonstance les témoins du Christ.

Ce qui m’a marqué :

-         une vision du monde tel qu’il est, qui souligne à la fois le meilleur et le pire de façon forte. Le Christ est chemin pour devenir plus homme.

-         La perception universelle de l’Eglise, un peuple de Dieu dont seul Il connaît l’étendue, les frontières. L’Eglise est prolongement de l’incarnation du Christ, Dieu qui se fait tout proche.

-         La foi est un moteur qui ouvre à l’Esprit.

Ce qui m’habite :

-         avoir réalisé ce « germe divin » déposé en tout homme, amour de Dieu pour les hommes.

-         La liberté : « le sanctuaire inviolable qu’est la conscience ».

-         La responsabilité de chacun envers la Création, envers les frères en humanité.

-         Jésus, fils de Dieu, pétri de notre humanité, « homme parfait » vers qui nous devons tendre.

Cette réflexion m’a donné d’aimer davantage notre monde tel qu’il est, de le regarder se transformer. Elle m’a donné aussi de contempler le Christ fait homme dans ce monde, uni ainsi à chaque homme, qui nous redit la grandeur et la dignité de chacun en donnant sa vie, ouvrant la route de l’amour. L’Eglise fait route avec toute l’humanité, elle peut transformer le monde par les chrétiens insérés dans les différentes activités. Se laisser conduire par l’Esprit de l’Evangile.

          Transmis par Jacqueline Plaisant-Pascaud     

 

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Publié dans Dossiers

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